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Exercice simple pour guider un sportif vers le relâchement total

Pour être tout à fait honnête, plus vous serez formé à la communication interpersonnelle, plus vous aurez de facilités à trouver les bonnes images pour vos sportifs. Pour cela, il faut en effet apprendre à observer, écouter, à moduler sa voix, etc. Toutefois, comme je ne peux pas savoir à l’avance si vous connaissez déjà bien le sportif, je vais partir sur l’option “je ne sais pas grand-chose de lui”. En effet, quand on connaît bien une personne, on arrive à savoir si elle est plutôt sensible aux images, aux sons, si elle utilise plutôt un champ lexical autour du rêve ou si c’est une personne très stricte (on peut tout être en même temps dans ces exemples !). Pour trouver les bonnes images mentales, il faut se rapprocher au mieux de l’univers de la personne. Viser juste ! Mais revenons au cas où vous ne savez rien, ou presque rien.

Avant de commencer l’exercice

L’idée générale, c’est de faire visualiser mentalement ce qui aura un impact sur le relâchement. On comprend donc largement pourquoi cet outil peut être associé à la respiration ventrale lors des séances ! Déjà, posez-vous la question : “quelle image me vient quand je pense au relâchement ?”. Est-ce une rivière qui coule lentement ? Un rayon de soleil qui vient vous réchauffer au cœur de l’hiver ? Le vol d’un oiseau que vous suivez avec un regard d’enfant ?

En fait, vous l’avez compris, il existe une infinité de possibilités. La meilleure manière de commencer cet exercice en imagerie mentale consiste peut-être à poser la question au sportif, n’est-ce pas ? Il se peut qu’aucune image ne vienne (c’est rare). Dans ce cas, il est possible de travailler sur des symboles, de les faire évoluer, s’amplifier. Mais si vous découvrez le monde du mental, autant prendre la main sur l’exercice et proposer directement une situation que vous aurez préparée ! Ce sera plus simple au début.

Nous ne sommes pas tous égaux pour “faire la discussion”, ou pour guider mentalement la personne d’en face qui a les yeux fermés. Oui, à ce propos, il est possible de faire de l’imagerie les yeux grands ouverts. Si jamais, ça peut servir.

Comme tout exercice d’entraînement, ça se prépare. Si vous optez par exemple pour l’image mentale du ruisseau qui coule lentement, vous allez essayer de “dresser un tableau” de tout ce qui peut détendre dans le décor. Rentrez dans le décor ! Prenez des notes. Et plus vous serez en mesure de faire cela, plus vous arriverez à faire vivre l’expérience mentale à quelqu’un d’autre.

Exercice d’imagerie mentale pour guider vers le relâchement

1 Puisque vous êtes dans un endroit au calme, commencez par demander au sportif de s’assoir confortablement, en relâchant les bras et les jambes.

2 Demandez-lui de fermer les yeux, et de respirer calmement, avec une respiration ventrale, si cela vous parle. On doit voir le ventre qui se gonfle à l’inspiration, et qui se dégonfle à l’expiration, lentement. Déjà, juste cet exercice permet de se relâcher !

3 Guider le sportif en le faisant rentrer dans l’image mentale choisie. Parlez-lui calmement, pas forcément doucement d’ailleurs, avec des phrases qui racontent une histoire, une scène.

“Tu arrives au bord d’une rivière magnifique, et ton premier réflexe est d’écouter l’eau qui coule tranquillement”. Notez qu’on n’est pas uniquement sur des images visuelles, c’est le but ! Au fil de la séance, approfondissez, rentrez encore plus intensément dans l’expérience, notamment en y ajoutant des images kinesthésiques. “De temps en temps, un petit vent vient caresser ton visage, il est agréable. On dirait qu’il se cale sur le rythme de l’eau”.

Vous verrez que dans ce genre de séance, on peut faire durer le plaisir pendant plusieurs minutes ! Et parfois certaines personnes auront l’impression d’avoir fermé les yeux pendant quelques secondes, alors que vous les plongez dans l’état depuis presque une heure ! J’exagère un peu, mais pas tant que cela.

Retour à la réalité !

On ne peut pas sortir d’un tel exercice en une fraction de seconde. Cela ressemblerait trop à l’alarme du réveil quand vous êtes en train de vous prélasser sous les cocotiers dans vos rêves et qu’il fait -15°C dehors.

Je vous propose de revenir à la réalité doucement, par étape, par exemple en guidant le sportif. Il peut tout à fait rentrer mentalement à pied jusqu’au bureau, par un chemin que lui seul connaît, ouvrir la porte, vous voir et vous faire un grand sourire, s’assoir, prendre une grande inspiration, et ouvrir les yeux à son rythme. Plus simplement vous pouvez lui demander de bouger ses jambes, puis ses doigts, ses bras, sa tête, de reprendre conscience de sa place dans la pièce, etc. À vous de voir, mais respectez ce principe de progressivité !

Vous devriez observer un profond relâchement, et plus important encore, le sportif devrait également le ressentir. Il se pourrait même qu’il bâille !

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