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Créer une bande annonce mentale qui booste

Vous aimez le cinéma ? Je vais vous proposer un exercice très intéressant, ludique, qui aura l’avantage de s’étaler sur plusieurs séances, en rendant acteur le sportif, y compris quand vous ne serez pas là. En fait, on est exactement dans le cas où vous autonomisez le sportif, l’un des grands objectifs de la préparation mentale !

L’idée générale, c’est de construire mentalement une bande-annonce de film. Pas n’importe quel film ! Un film motivant, captivant, qui correspond parfaitement au sportif. Alors, comment jouer les réalisateurs ? En suivant ces quelques conseils.

Avant de se lancer dans l’exercice

Mais avant tout, j’aimerais revenir sur un point essentiel de la motivation. En règle générale, c’est parce que nous avons des objectifs que nous sommes motivés. C’est tout un art, car on apprend normalement à fixer (par exemple) des objectifs suffisamment ambitieux, mais pas trop, mesurables, placés dans le temps, etc.

Tous ceux qui managent des équipes sauront de quoi je parle. Alors, un exercice sur la motivation en imagerie mentale doit-il permettre d’établir des objectifs ? Non, pas dans ce cas-là. Le sportif sait normalement où il va, surtout si c’est vous le coach ! Attention, il existe certes des objectifs de résultats, mais pas uniquement. Je crois qu’en imagerie mentale, c’est bien de prendre en compte les objectifs comportementaux avant tout, ou mentaux.

“Comment je me vois” ? “Comment aimerais-je me comporter” ? Ce sera plus simple, et plus raisonnable, plutôt que de faire visualiser à un sportif les 18 buts qu’il compte marquer à l’équipe adverse. Bien sûr, il faut un résultat, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite ! Voyons un peu vers quoi ça peut nous mener.

Créer une bande-annonce mentale

Pour créer une bande-annonce mentale, il faut plusieurs ingrédients :

  • Une fin qui booste, qui donne envie d’aller plus loin
  • Une musique qui colle avec l’ambiance du film
  • Une durée qui varie entre 3 secondes et 2 minutes
  • Des images mentales variées
  • De quoi écrire

Avec ça, vous pouvez acheter une casquette de réalisateur, et vous lancer dans l’aventure.

Le premier travail sera de trouver LA musique adaptée, ou plutôt l’extrait. Avez un peu d’expérience, vous pourrez aller sur Internet à la recherche de musiques “épiques”, mais faites aussi confiance au sportif. En général, tout le monde est sensible à la musique, un minimum. Et des images sans son, c’est un peu “mou”.

Ensuite, à deux, vous allez travailler sur un scénario très précis. Par exemple, pendant les 10 premières secondes, je vais enchaîner 10 images mentales différentes. Ensuite, je vais rentrer dans une expérience pendant 20 secondes, etc. Ajoutez des détails, affinez les plans : vue du dessus, vitesse, effets spéciaux, rotations en tous genres, inspirez-vous de ce qui se fait au cinéma.

Au fil de la séance / des séances, vous arriverez à construire une bande-annonce ultra motivante pour le sportif.

Il aura choisi ses images (inventées ou non), son scénario, sa bande-son, et sa fin tonitruante. Son seul objectif est d’aller tout donner pour atteindre son objectif justement. C’est là qu’il faudra un peu d’expérience, car il faudrait normalement construire cette bande-annonce motivante autour d’un objectif comportemental ou mental. Par exemple, si le sportif veut avoir le regard d’un loup à la fin du clip, il devra l’avoir vraiment mentalement, et se voir en situation de réussite avec ce comportement.

Fin de l’exercice

Comme il peut se construire sur plusieurs séances (et il peut faire l’objet d’un travail par groupe, des réflexions, etc.), à vous d’avancer petit à petit, sans chercher à tout prévoir ou minuter. Le seul critère de réussite, c’est de voir le sportif motivé comme jamais, tout en étant conscient de ce qui l’attend sur le terrain.

Être motivé par ou pour quelque chose ne signifie pas avoir un excès de confiance, c’est important. En général, quand on conclut un tel exercice, on reste dans une belle énergie. Anticipez, ne dites pas “bon, maintenant on va se caler un moment pour parler ce ça”. Non, on finit par cet exercice, et on laisse repartir le sportif “gonflé à bloc”.

Quand cette bande-annonce sera montée mentalement correctement, le sportif pourra se passer la musique dans son casque audio avant la compétition, tout en visionnant son film, et ce sera très puissant !

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